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Aider un proche Ă  se lever sans se faire mal au dos : les bons gestes pour les aidants
Guide des aidants
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Aider un proche Ă  se lever sans se faire mal au dos : les bons gestes pour les aidants

David
Publié le 
11/4/2025
87 % des aidants qui aident au lever souffrent du dos. Gestes corrects, matériel adapté, quand déléguer : guide complet pour les aidants.

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Chaque matin depuis deux ans, M. Rossi soulève sa femme du lit. Il ne dit rien à personne.

Il a 68 ans. Elle en a 72. Une polyarthrite qui s’est aggravée depuis l’hiver dernier. Le lever du matin est devenu un rituel de quinze minutes : il s’approche du lit, glisse un bras sous ses épaules, l’aide à pivoter, la soutient jusqu’à la salle de bain. Puis il s’assoit dans la cuisine et attend que la douleur dans son dos se calme.

Son médecin lui a dit d’arrêter. Sa fille lui a dit d’accepter de l’aide. Mais M. Rossi considère que c’est son rôle. Que c’est intime. Que faire entrer quelqu’un pour ce geste-là, c’est admettre quelque chose qu’il ne veut pas nommer.

Il n’est pas seul. Selon la DREES, 87 % des aidants qui assistent régulièrement un proche pour les transferts (lit, fauteuil, toilettes) déclarent des douleurs musculo-squelettiques. 40 % développent une lombalgie chronique dans les deux ans. L’aidant qui aide au lever est lui-même en danger — et personne ne le lui dit assez clairement.

La situation de M. Rossi est représentative de milliers de couples à Nice. Dans les quartiers résidentiels (Saint-Barthélemy, Magnan, Riquier...) les couples de retraités vivent souvent seuls dans des appartements spacieux. L’un des deux commence à décliner. L’autre prend le relais, silencieusement. La cuisine, le ménage, les courses, et maintenant le lever et le coucher. Le basculement se fait sans bruit et sans filet.

Le paradoxe de l’aidant conjugal : il refuse l’aide extérieure précisément parce qu’il est proche. L’intimité du geste, comme toucher le corps de l’autre, l’aider à se déshabiller, le soutenir dans la salle de bain, crée une barrière émotionnelle que les enfants et les professionnels ont du mal à franchir. Pourtant, c’est exactement cette barrière qui finit par épuiser l’aidant.

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💡 L’ANGLE MORT
87 % des aidants qui aident au lever souffrent du dos. La question n’est pas « faut-il aider ? » mais « comment aider sans se détruire ? » Et la réponse passe souvent par un relais partiel.

Les gestes qui protègent le dos de l’aidant

La première erreur est de tirer. On tire le bras de la personne, on tire les épaules, on tire les draps. Chaque traction sollicite les disques lombaires de l’aidant dans une amplitude qui, répétée matin et soir, 365 jours par an, finit par provoquer une hernie discale.

Le bon réflexe : accompagner le mouvement naturel du corps. La personne à aider doit d’abord se tourner sur le côté (position fœtale), puis faire descendre les jambes du lit tout en repoussant le matelas avec le bras. L’aidant soutient l’épaule et le bassin, il ne soulève pas. Il guide. C’est le poids du corps de la personne aidée qui fait le travail, pas la force de l’aidant.

Pour les transferts lit-fauteuil, la technique du pivot est essentielle : la personne se met debout face à l’aidant, les deux pieds au sol, puis pivote sur place. L’aidant stabilise avec les genoux et les hanches, jamais avec le dos. Un ergotheérapeute peut montrer ces gestes en une seule séance.

Il est essentiel de ne jamais se pencher en avant pour aider quelqu’un à se lever. L’aidant doit fléchir les genoux, garder le dos droit et utiliser la force de ses jambes. Le geste correct ressemble à un squat, pas à une révérence. C’est contre-intuitif au début, mais après quelques jours de pratique, le dos de l’aidant ne se rappelle plus à son souvenir le matin.

Nos auxiliaires de vie sont formées à ces techniques de manutention. Quand elles interviennent pour la première fois chez un couple, elles montrent systématiquement les bons gestes à l’aidant. Ce transfert de compétences est une partie intégrante de l’accompagnement.

Quand la personne aidée pèse plus de 60 kg ou que la force de préhension de l’aidant diminue, le matériel de transfert devient indispensable. Une planche de transfert, un disque de pivotement ou un lève-personne électrique transforment un geste épuisant en manipulation sûre. Notre partenaire Maison Dupuytren à Nice fournit et installe ce matériel, avec une prise en charge possible par l’APA ou la PCH.

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Quand le relais devient nécessaire et comment l’accepter

Il y a des signaux que les aidants ne voient pas chez eux-mêmes. La douleur qui persiste après le lever. L’essoufflement. L’irritabilité croissante. Le sommeil qui se dégrade parce qu’on anticipe le réveil de 6h. Les tensions dans le couple qui s’amplifient autour d’un geste qui devrait être simple.

Il y a aussi les signaux que le médecin traitant ne voit pas, parce que l’aidant ne lui en parle jamais. La consultation dure quinze minutes, elle porte sur le patient, pas sur l’aidant. Et M. Rossi ne dira jamais à son généraliste : « docteur, j’ai mal au dos depuis six mois parce que je soulève ma femme chaque matin ». Ce silence est la norme. Le briser, c’est souvent le rôle de l’enfant aidant qui observe de l’extérieur ce que le conjoint ne peut plus voir de l’intérieur.

Déléguer le lever et le coucher ne signifie pas abandonner son rôle. En mode mandataire, l’aidant décide exactement ce qu’il délègue : le matin seulement, le soir seulement, les deux, ou seulement les jours où son dos le lâche. L’auxiliaire s’adapte au rythme du couple, pas l’inverse.

Chez les Bienveillants, beaucoup d’accompagnements commencent par le lever du matin uniquement (30 à 45 minutes). L’aidant est présent, il observe, il apprend les bons gestes auprès de l’auxiliaire. Puis il décide s’il continue seul le soir ou s’il demande un deuxième passage. Le processus est progressif, jamais brutal.

Ce qui change souvent la donne, c’est le premier matin où l’aidant observe l’auxiliaire faire le geste. Il voit la technique. Il voit que c’est fluide. Que la personne aidée n’est pas gênée. Que l’intimité est respectée. Et à ce moment-là, la barrière tombe, pas par la raison, mais par l’exemple. C’est pour cela que nous proposons toujours une période d’observation conjointe avant de laisser l’auxiliaire intervenir seule.

Pour les aidants qui ressentent un épuisement croissant, notre service de relais aidant et répit offre des solutions de respiration , quelques heures, une journée, un week-end.

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💡 LE SIGNAL D’ALERTE
Si l’aidant se réveille chaque matin en redoutant le moment du lever, ce n’est plus de l’aide. C’est de la survie. Et demander un relais à ce stade, c’est protéger deux personnes.

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Le modèle mandataire : déléguer le geste, garder la décision

Ce qui distingue les Bienveillants d’une agence prestataire classique, c’est le positionnement du couple dans la décision. En mode mandataire, M. Rossi reste l’employeur de l’auxiliaire. Il choisit la personne, les horaires, les gestes délégués. Il peut dire : « le mardi et le jeudi, je m’en occupe seul ». Et le mercredi, il laisse l’auxiliaire prendre le relais.

Cette flexibilité est essentielle pour les aidants conjugaux. Ils n’accepteront jamais un dispositif rigide, un planning imposé, une personne inconnue chaque semaine, un protocole impersonnel. Le mandataire permet exactement l’inverse : une relation stable, un rythme modulable, et un contrôle total sur l’intimité du domicile.

Notre service d’aide au lever, coucher et mobilités est conçu pour s’adapter au rythme de chaque couple.

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Par où commencer, concrètement

La visite d’évaluation gratuite permet d’observer les conditions réelles du lever et du coucher : la hauteur du lit, l’espace autour, le type de sol, les appuis disponibles. On évalue aussi l’état physique de l’aidant, pas seulement celui de la personne aidée.

Si du matériel est nécessaire, nous orientons vers la Maison Dupuytren pour le matériel médical près de chez vous, ou vers Zelder pour les aménagements structurels (barres d’appui, rehausseur de lit, rampe d’accès). Si la toilette pose aussi problème, notre service de toilette, habillage et hygiène peut être combiné dans le même créneau.

Notre service de toilette, habillage et hygiène peut être combiné au lever pour un accompagnement fluide en un seul passage.

Si votre proche a aussi besoin d’une aide à l’alimentation, notre service d’aide à la prise des repas complète la chaîne du matin : lever, toilette, petit-déjeuner.

Sur le plan financier, l’aide au lever et au coucher est éligible au crédit d’impôt de 50 % et constitue le cœur de la plupart des plans d’aide APA. Avec l’Avance immédiate URSSAF, le coût est déduit directement de chaque facture. Pour un passage matin et soir, le reste à charge après aides représente souvent moins que le coût d’une séance de kinésithérapie.

Ce qui surprend souvent les familles : le coût réel d’un accompagnement lever + coucher est inférieur à ce qu’elles imaginent. Et le coût de ne pas agir, une hospitalisation de l’aidant pour lombalgie, une chute du senior non accompagné est, lui, considérable. La prévention par le relais partiel est un calcul économique autant qu’humain.

Pour les familles qui hésitent encore, nous proposons une période d’essai d’une semaine : le matin uniquement, avec la même auxiliaire, pour observer et décider ensemble. Sans engagement. C’est souvent cette semaine-là qui transforme la réticence en soulagement.

Notre simulateur de reste à charge intègre le crédit d’impôt, l’APA et l’Avance immédiate pour vous donner un chiffre réaliste.

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FAQ

Vos intervenants sont-ils formés pour les transferts (lit, fauteuil, toilettes) ?

Oui. Les auxiliaires sélectionnées pour ce type de mission sont formées aux gestes de transferts et aux bonnes postures, en tenant compte des consignes du kiné ou de l’ergothérapeute.

L'auxiliaire peut-elle utiliser du matériel de transfert (lève-personne, verticalisateur…) ?

Oui, dès lors que le matériel est adapté, en bon état et que nous avons les consignes nécessaires. Nous vérifions toujours les conditions d'intervention pour garantir la sécurité de la personne et de l'auxiliaire.

Que se passe-t-il si la personne refuse l'aide pour le lever ou le coucher ?

Le consentement de la personne est essentiel. Si elle refuse l'aide, l'auxiliaire essaie de comprendre la raison, de rassurer, de proposer une autre approche. En cas de refus répétés, nous en discutons avec vous et, si besoin, avec les professionnels de santé pour trouver des solutions adaptées.

Pouvez-vous intervenir matin et soir pour les levers et les couchers ?

Oui, nous pouvons organiser des passages ciblés le matin pour le lever et le soir pour le coucher, et ajuster la fréquence selon l’évolution.

Comment choisissez-vous les partenaires avec lesquels vous travaillez (téléassistance, matériel, adaptation du logement, patrimoine…) ?

Nous sélectionnons nos partenaires sur plusieurs critères : sérieux, qualité des produits ou services, clarté des tarifs, capacité à intervenir à domicile sur Nice et la Côte d'Azur, qualité de l'écoute et du suivi. Nous privilégions des acteurs qui ont l'habitude de travailler avec des personnes âgées, des personnes handicapées et des aidants, comme par exemple des spécialistes du matériel médical, de la téléassistance ou de l'adaptation du logement.

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David
content manager
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