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Sortie d’hôpital : 10 questions à poser avant le retour à domicile
Urgence & retour à domicile
Temps de lecture :
5
min

Sortie d’hôpital : 10 questions à poser avant le retour à domicile

David
Publié le 
9/7/2025
Le médecin annonce la sortie dans 48h. Vous n’êtes pas prêt. 10 questions concrètes à poser à l’équipe soignante pour sécuriser le retour à domicile.

Vendredi 11h. Le médecin vous annonce que votre père sort lundi. Vous n’avez rien préparé.

Votre père est entré au CHU Pasteur il y a dix jours pour une pneumonie sévère. Il a 81 ans. Il vit seul dans un appartement du quartier de Riquier, au deuxième étage sans ascenseur. L’équipe médicale dit : « Il va mieux, il peut rentrer chez lui. » Vous entendez : « Débrouillez-vous. »

Parce que « rentrer chez lui », ça veut dire quoi concrètement ? Qui va faire les courses ? Qui va gérer les médicaments ? Est-ce qu’il peut monter les escaliers ? Faut-il un lit médicalisé ? Faut-il une aide à domicile ? Et si oui, qui la met en place en 48 heures ?

Selon le programme PRADO de l’Assurance Maladie (ameli.fr), un tiers des personnes de plus de 75 ans connaît une hospitalisation chaque année, pour une durée moyenne de 5,6 jours. Sur ces patients hospitalisés, 74 % retournent à domicile. Et le taux de réhospitalisation à un mois est de 17 %, dont un tiers aurait pu être évité avec un retour mieux organisé.

La HAS (Haute Autorité de Santé) est formelle : environ un quart des réhospitalisations aurait pu être évité si le parcours de soins avait été correctement organisé à la sortie. Voici les 10 questions que vous devez poser avant lundi.

💡 LE CHIFFRE QUI CHANGE TOUT
17 % des seniors sont réhospitalisés dans le mois. Un tiers de ces réhospitalisations aurait pu être évité avec un retour organisé (Assurance Maladie / PRADO). La sortie d’hôpital se prépare, elle ne s’improvise pas.

Les 10 questions à poser à l’équipe soignante avant la sortie

  • Question 1 :
    Quels sont les soins à poursuivre à domicile ? Pansements, injections, kinésithérapie, suivi infirmier : l’équipe doit détailler précisément ce qui continue après la sortie. Si un SSIAD (Service de Soins Infirmiers À Domicile) est nécessaire, c’est l’hôpital qui doit le prescrire avant la sortie — pas la famille qui doit le chercher lundi matin.
  • Question 2 :
    Quels médicaments, à quelles heures, avec quelles interactions ? Demandez une ordonnance lisible, un schéma horaire et les alertes spécifiques (ne pas prendre avec tel aliment, risque de somnolence, surveiller tel symptôme). Si votre père gère seul ses médicaments, demandez un pilulier préparé par la pharmacie.
  • Question 3 :
    Y a-t-il un risque de chute ? Après dix jours d’alitement, un senior de 81 ans a perdu de la force musculaire. Si le domicile comporte des escaliers, des tapis ou une salle de bain non aménagée, le risque de chute est réel. L’équipe doit évaluer la mobilité avant de valider la sortie.
  • Question 4 :
    Mon parent peut-il vivre seul les premiers jours ? Cette question est rarement posée — et c’est la plus importante. Si la réponse est non, il faut une aide humaine dès le premier jour. Pas le troisième. Pas « quand on aura trouvé quelqu’un ». Le premier jour.
  • Question 5 :
    Qui contacter en cas de problème après la sortie ? Un numéro de l’équipe hospitalière, du médecin traitant, ou d’une astreinte. Beaucoup de familles quittent l’hôpital sans aucun numéro de recours et rappellent le 15 au premier problème.
  • Question 6 :
    L’assistante sociale de l’hôpital a-t-elle été prévenue ? C’est elle qui peut déclencher l’ARDH (Aide au Retour à Domicile après Hospitalisation), financer temporairement une aide à domicile et coordonner avec les services locaux. Si elle n’a pas été informée de la sortie, demandez-le immédiatement.
  • Question 7 :
    Faut-il du matériel médical au domicile ? Lit médicalisé, déambulateur, fauteuil roulant, concentrateur d’oxygène : ces équipements doivent être commandés et livrés avant le retour, pas après. Maison Dupuytren, notre partenaire à Nice, peut livrer et installer du matériel médical en 24 à 48 heures.
  • Question 8 :
    Quand est le premier rendez-vous de suivi ? Le médecin traitant doit voir le patient dans les 7 jours suivant la sortie (recommandation PRADO/Assurance Maladie). Si le rendez-vous n’est pas pris avant la sortie, il risque de ne jamais l’être.
  • Question 9 :
    Le document de sortie est-il prêt ? Depuis les recommandations HAS, le document de sortie doit être remis le jour même. Il contient le diagnostic, les traitements, les consignes, les rendez-vous. Sans ce document, le médecin traitant et l’infirmier à domicile travaillent à l’aveugle.
  • Question 10 :
    Avez-vous pensé à l’alimentation ? Après dix jours d’hôpital, le réfrigérateur est vide. Les courses ne se font pas toutes seules. La préparation des repas non plus. Si personne ne peut gérer ce volet les premiers jours, une aide à domicile pour les repas est indispensable.

Ce que l’hôpital ne fait pas et que la famille doit anticiper

L’hôpital soigne. Il ne prépare pas le domicile. Il ne vérifie pas que le réfrigérateur est plein, que la salle de bain est sécurisée, que l’escalier est praticable. La sortie médicale et la sortie logistique sont deux choses différentes, et c’est la seconde qui détermine si le retour à domicile tient ou pas.

À Nice, les appartements des quartiers de La Lanterne, Saint-Roch ou Les Musiciens ne sont pas conçus pour accueillir un déambulateur dans un couloir étroit ou un lit médicalisé dans une chambre de 10 m². Ces contraintes doivent être anticipées, pas découvertes le jour du retour.

Nos partenaires spécialisés dans l’accompagnement de fin de vie et les transitions complexes, peuvent intervenir en complément pour les situations les plus délicates, notamment quand le retour à domicile se fait après une hospitalisation longue ou un pronostic réservé.

💡 LA RÈGLE DES 48 HEURES
Tout ce qui n’est pas organisé avant la sortie sera deux fois plus difficile à mettre en place après. L’ARDH, le SSIAD, le matériel, l’aide humaine : tout doit être déclenché pendant l’hospitalisation, pas le jour du retour.

Ce qui se passe quand la sortie est mal préparée

Le scénario classique : le parent rentre un lundi. Le mardi, il tombe en voulant aller aux toilettes la nuit. Le mercredi, il est réhospitalisé. Dix jours d’hospitalisation supplémentaires, une perte d’autonomie accélérée, et une confiance brisée, celle du parent qui ne veut plus rentrer chez lui, et celle de la famille qui se sent coupable.

Ces réhospitalisations évitables coûtent à tout le monde : au patient, à la famille, au système de santé. Et elles commencent presque toujours par le même trou dans le dispositif : personne n’a posé les bonnes questions avant la sortie.

L’approche des Bienveillants : le relais dès le premier jour

Chez les Bienveillants de Nice, nous intervenons avant, pendant et après la sortie. Avant : la visite d’évaluation gratuite peut avoir lieu pendant l’hospitalisation, au domicile du patient, pour préparer le terrain. Pendant : le jour de la sortie, l’auxiliaire est là, pour accueillir, installer, sécuriser les premiers gestes. Après : un accompagnement quotidien les premiers jours, puis progressivement espacé selon l’évolution.

En mode mandataire, la famille choisit l’auxiliaire, même en urgence. Et si la sortie est annoncée au dernier moment, nous pouvons mettre en place une aide sous 48 à 72 heures. Le CHU Pasteur et l’Archet connaissent notre réactivité, leurs assistantes sociales nous orientent régulièrement des familles dans cette situation.

Si le retour fait suite à une chute ou une fracture, notre page retour à domicile après une chute ou fracture détaille les spécificités de cet accompagnement.

Pour les gestes essentiels du quotidien (lever, coucher, toilette), notre service d’aide au lever, coucher et mobilités peut démarrer dès le jour de la sortie.

Par où commencer, concrètement

Dès que la date de sortie est connue, même approximativement, appelez. Appelez l’assistante sociale de l’hôpital pour l’ARDH. Appelez le médecin traitant pour le rendez-vous de suivi. Et appelez les Bienveillants pour l’aide humaine et la coordination logistique.

La visite d’évaluation gratuite peut avoir lieu en 24 heures, y compris pendant l’hospitalisation, au domicile du patient, pour anticiper l’aide humaine, le matériel et la sécurisation du logement en un seul rendez-vous.

L’ARDH (Aide au Retour à Domicile après Hospitalisation) est un dispositif de l’Assurance Retraite qui finance jusqu’à 73 % des frais d’aide à domicile pendant trois mois maximum. Elle n’est pas cumulable avec l’APA — mais pour les retraités du régime général qui ne sont pas en GIR 1 à 4, c’est souvent l’aide la plus rapide à mobiliser.

Notre conciergerie démarches, aides et droits accompagne le montage APA d’urgence et coordination avec l’hôpital.

Sur le plan financier, l’aide post-hospitalisation est éligible au crédit d’impôt de 50 %. L'APA couvre une part significative du coût. A défaut, avec l’Avance immédiate du crédit d'impôt via l'URSSAF, le reste à charge est déduit chaque mois.

Notre simulateur de reste à charge vous permet de connaitre le coût de l'aide à domicile avec le crédit d'impôt (et l'Avance immédiate -50%). Nous pouvons compléter cette simulation avec l'estimation du coefficient de dépendance (GIR de 1 à 6) et affiner notre simulation en intégrant l'estimation de votre APA, et donc le coût de votre "reste à charge net réel".

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David
content manager
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